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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:46

What’s happening? Stop pushing me, it hurts! I’ll never get through this hole. I feel fine where I am, nice and warm in this lovely nourishing liquid. I’m staying here, I don’t want to get out. Go on the rest of you… I make room for you! Oh, no, I don’t want to go, I don’t want to go! There’s no point pushing me any further. Oh no, here I go… I’m sliding and I can’t stop. There’s a black hole… I can’t see anything. My eyelids are closed. I’m not in my cocoon anymore. Where am I? It’s cold. I feel wet... 

Et toujours en face en face, la traduction française :

Que se passe-t-il ? Arrêtez de me pousser ainsi ! Vous me faites mal. Jamais de la vie je ne passerai par ce trou. Je suis bien où je suis, bien au chaud dans ce liquide qui me nourrit. Moi, je reste là, je ne veux pas sortir. Passez devant, camarades, je vous laisse ma place. Aïe ! Ce n’est pas possible cette situation, je ne veux pas, je ne veux pas, un point c’est tout! Pourquoi insistez-vous autant ? Et voilà ! Je glisse malgré moi. C’est le trou noir, je ne vois rien. Mes paupières sont fermées. J’ai l’impression de ne plus être dans mon cocon. Où suis-je ? Il fait froid. Je me sens mouillée...

Extraits du premier conte de la Collection des Quatre Pattes en anglais-français : Je m'appelle Olympe, Nono pour les intimes - My name is Olympe, Nono for friends"
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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:37

Première page en français :

Que ma maman est belle ! C’est une « Labrit » de pure race et primée de surcroît ! Ne me demandez pas quel classement elle obtint dans sa jeunesse, je ne saurais pas vous répondre. Je sais seulement que dans la maison où je suis né, il y avait toute une étagère remplie de ses trophées. Ses propriétaires sont très fiers d’elle. Ils ne cessent de clamer à toutes les personnes de leur entourage qu’elle est un berger des Pyrénées, d’une beauté exceptionnelle. Phénomène étrange, ma sœur ne lui ressemble pas du tout, elle est noire et blanche, on se demande à qui elle s’apparente ! Vous, les humains, vous répondriez en ricanant : « Au facteur ». Quant à moi, lorsque je me regarde dans un miroir, je ne sais pas trop non plus d’où je sors ? Eh oui, cela arrive aussi chez les «quatre pattes » ; ma mère a fauté avec un inconnu en cachette.

Page en anglais :

When my sister and I came into the world we were a surprise to everybody. It’s a fact that in the countryside dogs have complete freedom. They’re forever bounding around on their own. From mealtimes to bedtime, life is perfect. There’s nothing more to say! I have nothing in common with my mother, apart from the colour of my coat. In fact, I’m a little bear, a teddy! My father, the hobo who seduced my beautiful mother must have been a wolf! Some people say I look a bit like a Pomerian! Funny name for a dog I suppose but I quite like it, it’s cute! All the people who look at me in my basket (though really it’s just a wooden crate!) are in raptures over how unique I am and my teddy bear fur! So why make a fuss about nothing – breeding or not, it doesn’t matter – I’m me, that’s it. I am sweet and adorable, mummy loves me, so why worry?

 

Extraits de "Je m'appelle Pilou, le bâtard - My name is Pilou, the mongrel"
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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:18
Une histoire de lapin nain très voyageur...

Une histoire de lapin nain très voyageur...

Quelques extraits en français et anglais...

... Two months later, I was in a peculiar store called "pet-shop". At first, many of us shared the same cage. Many different people looked at us. Some children tried to stroke us through the grids but they were quickly reprimanded. Forbidden to touch us! However, I felt a very pleasant sensation of little fingers on my hair. Over several days, my new companions disappeared, presumably adopted by families. Thus, I found myself alone in this vast enclosure. I was the ugly duckling of the story that nobody wanted? It is true I had neither the ears of a male rabbit nor a stuffed angora. I looked like any rabbit except for my long haired cheeks resembling a lion's name...

 

                

 

 

 

 

... Deux mois plus tard, me voilà dans un magasin spécialisé appelé « animalerie ». Au début, nous étions nombreux à partager cette cage. Des personnes très différentes nous regardaient. Certains enfants tentaient de nous caresser à travers les grilles mais ils étaient rapidement réprimandés. Interdit de nous toucher ! Pourtant j'éprouvais une sensation fort agréable de sentir des petits doigts sur mes poils. Au fil des jours, mes nouveaux compagnons disparaissaient, vraisemblablement adoptés par des familles. C'est ainsi que je me retrouvai seul dans ce vaste enclos. Étais-je le vilain petit canard de la fable que personne ne voulait chez soi ? Il est vrai que je n'avais ni les oreilles d'un lapin bélier si amusantes ni l'apparence de peluche d'un angora. Je ressemblais à un quelconque lapin de garenne avec pour seule différence de belles joues aux longs poils imitant une crinière...

 

 

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:08

Extraits de la page 6 et 8 en anglais face aux pages 7 et 9 en français. Les illustrations réalisées par Angèle Andrieu ne peuvent pas être reproduites sur ce blog.

 

"The fur ball of the house, that’s me! My name is Victor. Strange that I should be a “four legged”! Victor is a man’s name; well, what I call a “two legged”! My owners called me Victor. It suits me perfectly. I think, in spite of my youth and tiny size, the name gives me a certain class! Victor, it’s very “masculine”! Well, let me tell you, I’m a kitten, born of a Siamese father and a Burmese mother. Splendid mix isn’t it? Even though I’m only a few months old, my fur is already long. Here’s hoping for a beautiful coat! I’ve been living in this house for three months. I couldn’t have wished for more: a huge building with a park. Grass everywhere! Sorry, it’s called lawn, it’s even better because it’s cut very short with flowers here and there. My greatest pleasure is that I share this “paradise” with another four legged. She’s called “Lady”: an English name for a woman of a certain rank. A Lady! At first, I had some difficulty finding a link between her and her name. But no matter, she’s adorable; generous and very kind to me. I must admit though, the first time I saw her she startled me. She looks like a sausage with legs! I understood that she was born this way, it’s her breed. She’s a black and red “Dachshund”. Nature is odd, don’t you think? What a strange idea to create something so deformed with so little aesthetic! I should stop that. I’ve learnt that appearance doesn’t matter, ugly or beautiful, I love Lady."

"La boule de poils de la maison, c’est moi ! Je m’appelle Victor. Curieux, me direz-vous pour un « quatre pattes » ! Victor est le prénom d’un homme, enfin, ce que je nomme un « deux pattes » ! Bref, mes maîtres m’ont appelé ainsi. Victor. Cela me plaît et me convient parfaitement. Je trouve que, malgré mon jeune âge et ma taille lilliputienne, ce prénom m’attribue une certaine classe  ! Victor, cela fait bien « mâle »  ! Bon, voilà, je suis un chaton, issu d’un père siamois et d’une mère birmane. Splendide mélange, n’est-ce pas ? Bien que n’ayant encore que quelques mois, mes poils sont déjà longs. Cela laisse présager d’un beau pelage, paraît-il ! J’habite dans cette maison depuis trois mois. Je ne pouvais pas rêver mieux : une immense bâtisse avec un parc. De l’herbe partout  ! Pardon, cela s’appelle du gazon, c’est encore mieux puisqu’il est toujours coupé ras avec quelques fleurs de-ci, de-là. Mon plus grand bonheur est de partager ce « paradis » avec une autre quatre pattes. Elle s’appelle « Lady » : appellation anglaise d’une dame d’un certain rang. C’est une Lady  ! À première vue, j’ai des difficultés à trouver le lien entre elle et son nom. Peu importe après tout, elle est adorable ; d’une générosité et d’une douceur envers moi sans limite. Je dois vous avouer que la première fois que je l’ai vue, j’ai sursauté. Elle ressemble à une saucisse sur pattes ! J’ai compris qu’elle était née ainsi, c’est sa race. C’est un « teckel » noir et feu. La nature est curieuse, ne trouvez–vous pas ? Quelle idée de créer des êtres aussi difformes, si peu esthétiques ! Bon, j’arrête. Vous allez me croire médisant. En fait, je me suis rendu compte que l’apparence n’a aucune importance, laide ou belle, j’adore Lady." 

Extraits des deux premières pages de "Je m'appelle Victor, le chat - My name is Victor, the cat"
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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 15:35

Extrait du conte : Première page.

En français et traduction en espagnol en face à face.

(Les illustrations, photos et dessins ne sont pas reportés sur cette page). 

 

- Dis Papi, c'est quoi un ânon ? On dirait un petit cheval.

- Tu n'as pas tout à fait tort, fiston ! Il y a un certain air de ressemblance. Un ânon est un bébé âne et sa maman est une ânesse. Les ânes et les chevaux font partie de la même famille. Ce sont des équidés. Mais bon, tu es un peu trop petit pour comprendre ce mot-là. On en reparlera plus tard lorsque tu seras plus grand.

Le petit garçon maugréa :

- Toujours trop petit ! C'est la réponse que maman et papa me font toujours lorsque je pose des questions. Ce n'est pas juste !

En admirant le bel ânon que j'étais, l'enfant s’approcha pour me caresser avec sa petite main. Puis, il rajouta :

- N'empêche qu'il a de sacrées longues oreilles cet âne pour son âge. Il doit bien entendre lui au moins, pas comme certains ! Il en faudrait des pareilles à mamie !

Traduction en espagnol de la première page :

—Dime, abuelo: ¿qué es un burrito? Parece un caballo

pequeño.

—¡Pues no vas muy desencaminado, hijo! Hay un cierto parecido. Un burrito es un burro pequeño y su madre es una burra. Los burros y los caballos forman parte de la misma familia. Son equinos. Pero tú eres demasiado pequeño para entender esa palabra. Hablaremos de eso más tarde, cuando seas más grande.

El niño protestó:

—¡Siempre demasiado pequeño! ¡Es la respuesta que me dan mamá y papá cada vez que pregunto algo! ¡No es justo!

Admirando el bonito borriquillo que era yo, el niño se acercó para acariciarme con su manita. Después, añadió: —De todas formas, tiene unas buenas orejas, para su edad, este burro. Por lo menos él debe oír bien, ¡no como otros! ¡A la abuela le harían falta unas así!

 

 

Première page de "Je m'appelle Oseille l'âne savant des Pyrénées - Me llamo Oseille, el burro sabio de los Pirineos"
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 17:35

OLGA

Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir Ou ne meurt que pour renaître. Marguerite Yourcenar

C’était un beau matin de fin d’automne… Aucune nébulosité n’entachait le ciel d’azur. Le soleil réchauffait de ses pâles rayons le sol glacé par les prémices de l’hiver. Les fleurs du cimetière scintillaient sous leurs voiles de rosée… Comment imaginer le récit d’une si belle romance dans un tel dédale de stèles et de sépultures ? Et pourtant… Au fond d’une allée, quelques voix se mêlent aux jacassements des pies et aux croassements des corneilles. Les personnes attroupées devant la tombe en granit rose ne simulent pas leur chagrin. Le souffle glacial de la mort les pénètre jusqu’au plus profond de leur cœur. Celle qu’ils accompagnent jusqu’à son ultime demeure s’appelait Olga. Elle venait de fêter son quatre-vingtième printemps.

 Les connaissances de la défunte commentent à demi mot et à voix basse :

— Pauvre Olga, partir si vite, d’un coup !

— C’est une chance, au contraire ! Mourir d’une crise cardiaque sans souffrir ! Elle n’a pas eu le temps de se voir partir.

— Oui, vous avez raison, c’est une belle mort, mais quand même, pour ses proches, et surtout pour son mari… Cela va être dur pour lui. Ils étaient si complémentaires, ils s’aimaient tant. Il fait pitié à voir, le pauvre ! Sa peine est incommensurable…

— N’empêche qu’elle ne faisait pas son âge. Quel dommage de n’avoir pu profiter davantage de la vie ! reprend un vieux monsieur à l’œil vif, tout ragaillardi à la pensée de la superbe femme qu’avait été Olga.

— Avec les prouesses de la chirurgie esthétique, moi aussi, j’aurais pu être comme elle et gagner une vingtaine d’années ! surenchérit, avec une pointe de jalousie, une dame au dos courbé par le poids des ans et au visage labouré de sillons tracés, vraisemblablement, par une multitude de malheurs.

— La chirurgie ne fait pas tout, rajoute sa voisine. Je peux vous dire qu’Olga est restée jusqu’au bout une femme d’action et une femme de cœur. Il ne faut pas l’oublier. Le vieux monsieur ne résiste pas à l’envie de vanter les qualités de celle qu’il avait admirée en silence :

— Je me souviens lorsqu’elle passait tous les matins devant chez moi en bicyclette, il y avait un rayonnement qui émanait d’elle… Il soupire longuement avant de continuer. Chez elle, tout n’était que beauté et bonté. 

— Là, je suis d’accord avec vous, l’interrompt la dame voûtée. Olga était si charitable avec son prochain. Je me souviens tout ce qu’elle a pu tricoter pour les enfants défavorisés, alors que ses doigts déformés par l’arthrose la faisaient tant souffrir. Puis aussi tous les goûters qu’elle organisait… Pour ça, il ne faut pas critiquer. Elle était un véritable cordon bleu, mais je crois en fait qu’elle était douée pour tout…

— Vous parlez d’Olga ? intervient un homme à la stature puissante. Vous pouvez le dire. J’en ai vu défiler des élèves de tous âges, mais elle, quel esprit vif et ouvert au monde ! De tous les seniors que j’ai formés, c’était elle qui avait appris à naviguer sur le net le plus rapidement. À une vitesse vertigineuse. Les touches du clavier ne présentaient plus aucun secret pour elle. Ah, si vous saviez… J’étais son professeur d’informatique et j’ai du mal à croire que je ne la reverrai plus derrière son écran. Elle était si attachante lorsqu’elle me racontait sa vie et tout ce qu’elle envisageait d’accomplir…

— Eh oui ! Elle était formidable. Elle avait évolué avec son temps, comme on dit. Bref, c’était une super mamie ! conclut le vieux monsieur en souriant malgré sa peine. Derrière les verres épais de ses lunettes, il tente de dissimuler les larmes qui brouillent son regard. En vain. Petit à petit, la foule se disperse. Un homme demeure sur place, hébété, le visage boursouflé par les larmes. Il ne peut la quitter. Leur histoire a été si belle. Pourquoi lui a-t-on ôté son Amour ? Celle qu’il avait retrouvée une quinzaine d’années auparavant… Il reste là, figé, laissant le fossoyeur œuvrer et sceller la dalle qui concrétise la séparation de leurs corps. Olga, sa bien-aimée ! Le souvenir de son sourire restera à jamais gravé en lui. Désormais, elle n’est plus qu’une « ombre évanescente ». Il sait que, malgré cette absence, elle sera là, enfouie à jamais au plus profond de son être. Leurs âmes continueront à « voler » ensemble…

Son fils le tire doucement par le bras.

— Laisse-moi seul un moment, s’il te plaît ! articulet-il avec émotion, mais fermeté. Sa belle-fille s’approche d’eux :

— Viens, mon chéri, ton père a besoin de se recueillir. Puis, s’adressant à son beau-père :

— Jean, ne vous inquiétez pas, restez. Nous vous attendrons dans la voiture devant l’entrée principale du cimetière.

Quelques instants plus tard, le silence reprend ses droits dans cet univers paisible, illuminé par un magnifique soleil automnal. Jean se sent soudain envahi par une douce chaleur, un infini bien-être. Il esquisse un sourire en s’asseyant sur le rebord du caveau. Il était si proche d’elle… Les souvenirs affluent, et il remonte le temps…

Mise en lecture du Premier chapitre de "Le Soleil des Cyclades" publié chez Amarante
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 17:24

Cassandra - Hélène Marche

Résumé :
Cassandra, jeune fille volontaire et téméraire, n'a qu'un seul objectif dans sa vie : devenir vétérinaire. Avant d'entrer dans la prestigieuse école de Maisons-Alfort, elle part seule, au Gabon, pour trois mois à la rencontre des animaux sauvages. Au cours de cette aventure, elle découvre l'amour passionnel avec Jaro mais elle va vivre également de tragiques événements...
De retour à Paris, elle cicatrisera ses blessures auprès de Peter. Réussira-t-il à la protéger de ses "fantômes" ?

Mon avis :
Tout d'abord, merci beaucoup à Évidence Éditions et à l'auteure Hélène Marche pour ce livre en Service Presse. 
La première chose que je retiens de ce roman, c’est le voyage que l’auteure m’a fait vivre à travers son histoire. Elle nous fait voyager pendant un certain temps au Gabon et j’avoue que ces paysages d’Afrique m'ont fait rêver. 
Un personnage du nom de Marius va être notre guide à travers ce pays et ces peuples qui nous sont inconnus. Marius est adorable, sa manière de nous expliquer les choses sont très bien faites. Grâce à lui, on découvre une Afrique passionnante et parfois effrayante. 
Notre héroïne Cassandra va découvrir ce pays et partager avec nous tout ce qu’il y a de plus beau et de plus terrible là-bas. Jaro son ami va être son guide. Il va lui faire découvrir la faune et la flore, mais aussi l’amour. Un amour qu’ils vont partager si intensément. 
Jaro est très attachant, sa susceptibilité, son humour et son grand cœur vont nous toucher. Jaro et Cassandra vont vivre leur premier vrai amour ensemble, mais une fois de retour en France les choses vont se compliquer. Cassandra doit réapprendre à vivre et redevenir ce qu’elle a perdu. Et peut-être qu’au bout du chemin elle retrouvera celui qu’elle ne pourra jamais oublier. 
À vous de lire ce beau roman pour en connaître la suite ! 
Dans ce roman, il y a de très beaux moments de vie, d’amour, de voyage, de rencontre, mais aussi des moments vraiment terribles où l’on a mal pour nos personnages. Malheureusement, la vie n’est pas toute rose. 
Je félicite l’auteure pour avoir vraiment su créer une histoire ou chaque personnage à son importance et aussi pour m’avoir fait voyager et rêver d’y aller. 
Derrière ce roman, on imagine beaucoup de travail de recherche sur le pays, sa culture et sa politique. C’est un des points forts du roman. On ne lit pas une simple romance, mais une histoire forte. 
Je vous recommande évidemment ce roman.

Note : 9/10

#Véronik

Pour commander le livre "Cassandra", voici le lien de la boutique : https://www.evidence-boutique.com/venus/helene-marche

Voici quelques extraits :

 

Pour situer l'extrait du premier chapitre : Cassandra vient d'arriver au Gabon, à Libreville. Durant le long trajet qui sépare la capitale de la Lopé, elle s'endort dans le 4x4 conduit par Marius, le contremaître de la réserve.

 

À son réveil, Cassandra ouvre les yeux devant une immense bâtisse en terre ocre, de style ranch, entourée d’une multitude d’enclos réservés aux pensionnaires : antilopes, buffles, éléphants… Elle s'imagine soudain dans les studios de tournage de la série télévisée « Daktari » qui a bercé son enfance ; ses parents adoraient ces épisodes et ont conservé tous les enregistrements.

À l’abri du soleil, sous un okoumé, un homme à la jambe de bois s’évertue à donner le biberon à un éléphanteau comme l’aurait fait sa propre mère en lui caressant affectueusement la trompe.

Cassandra regarde Marius d’un air interrogatif et sans avoir le temps de le questionner, ce dernier devance sa pensée :

— C’est Makoumba, notre baby-sitter ! Il a perdu sa jambe sur une mine du côté de Kinshasa. Dans son malheur, il a eu de la chance d'avoir pu être sauvé puis de pouvoir fuir le Congo démocratique. Il a atterri ici par miracle. Avec un tel handicap, difficile de trouver un travail trop physique. Les patrons l’ont engagé pour nourrir les bébés que nous recueillons. Ils arrivent ici blessés, abandonnés ou plus exactement perdus lorsque leur mère est tuée par des braconniers. C’est le cas de celui-ci : le dernier arrivé à la maison.

— Il est si petit, vous croyez qu’il va survivre ?

— Il est hors de danger maintenant, il tète bien et il a adopté Makoumba. Si cela vous tente, vous pourrez essayer de le nourrir. Je suis sûr qu’il appréciera, mais en attendant, si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer votre chambre.

Cassandra pénètre dans la demeure. Un capharnaüm de meubles, d’objets les plus hétéroclites les uns que les autres, envahit la pièce principale. Le bourdonnement du ventilateur de plafond complète la touche coloniale du lieu. Un primate lève sa tête vers elle d’un air interrogatif, mais sans pour autant bouger du fauteuil dans lequel il est confortablement vautré.

Cassandra s’adresse à Marius en montrant le singe du doigt :

— Eh bien, il ne s’embête pas celui-là ! Il est autorisé à s’installer ainsi ?

— C’est un vieux pensionnaire du dispensaire. Elsa, la maman de Jaro, l’a recueilli alors qu’il n'avait que quelques mois. Elle l’a nourri et élevé. Cela fait bientôt 14 ans qu’il vit ici comme l’enfant de la maison. Au début, il était infernal, il a fait les pires bêtises, mais maintenant, il est adorable.

— Qu’il est curieux avec son nez rouge et ses plissements bleu clair tout autour. On voit bien qu’il commence à vieillir. Il a la barbe blanche.

— Non, vous faites erreur. Sa barbe n’est pas signe de vieillesse, il a toujours eu une barbe de couleur blanc jaunâtre. C’est un mandrill.

Le singe se redresse et vient à la rencontre de Cassandra qui ne peut s’empêcher de pousser un cri en découvrant l’arrière-train du singe.

— Oh, mon Dieu, il est malade ?

— Mais non voyons ! Vous avez de gros progrès à faire, vous auriez dû étudier la faune gabonaise avant de débarquer ici.

Cassandra, vexée, répond sèchement :

— J'ai bossé comme une dingue ces derniers temps. J'avais d'autres choses à faire que de m’amuser à étudier les fesses des primates !

 

Deuxième extrait : Cassandra de retour de Paris suit une thérapie suite au traumatisme subi lors de son enlèvement au Gabon…

 

Dès le lendemain, à la sortie des cours, Cassandra accourt chez le psychiatre. Sans donner l’identité de Jaro, elle confie sa détresse et son amour impossible.

Elle attend de sa part une certaine clémence ce qui lui aurait permis de partir un week-end à Lausanne pendant les vacances de la Toussaint.

— Juste une fois docteur, je ne peux pas le rejoindre ? Une visite amicale c'est tout, rien de plus, je vous assure ! De toute façon, je ne pourrais rien supporter d'autre...

— Écoute Cassandra, j'ai accepté de m'occuper de toi par amitié pour ton père. Je lui ai promis de te sortir de cette impasse dans laquelle tu te trouves à condition que tu coopères avec moi. Si je t'interdis tout contact avec le passé, crois-moi, ce n'est pas pour te punir ou te rendre malheureuse. Tu dois être raisonnable et me faire confiance. Si je pensais que revoir ce garçon te guérirait, je t'y encouragerais. Hélas, ce n'est pas le cas, bien au contraire ! Regarde dans quel état tu es après un seul coup de fil ! Il faut que tu coupes les ponts complètement à partir d'aujourd'hui. Plus de lettres, plus de téléphone. Passe à autre chose, travaille, sors avec des amis et laisse les choses se faire naturellement. Si tu rencontres un jeune homme, on étudiera ensemble ton comportement et je serai là à chaque séance pour t'aider à évoluer dans cette nouvelle relation. Dis-toi que peut-être tu n'auras même plus besoin de moi et que tout se passera le mieux du monde. Le renouveau absolu ! Ton passé n'existe plus jusqu'à nouvel ordre, compris Cassandra ! Sinon, il serait inutile de poursuivre cette psychothérapie plus longtemps.

— J'ai bien compris, Docteur, mais s'il n'y a pas de renouveau et si dans un an je pense toujours à lui. M'interdirez-vous toujours de le revoir ?

— Jolie comme tu es, cela m'étonnerait ! La moitié de l'amphi doit te tourner autour, non ?

— Je ne sais pas. Je suis tellement accaparée par mes bouquins que je ne fais pas trop attention. J'ai des copains, c'est tout ! Je ne pense pas à autre chose.

— De toute façon, dis-toi bien que si ce garçon t'aime vraiment, il devrait attendre ta guérison en respectant les consignes de ta « quarantaine ».

— Une quarantaine ne dure que quarante jours, il me semble, non ? Ce que vous m'imposez c'est une quarantaine sur le long terme !

— Attends Cassandra, je ne t'impose rien ! Si tu n'es pas d'accord avec mon traitement, tu es libre de le refuser, c'est ton choix.

— Vous avez raison, excusez-moi. Je me sens tellement mal que je ne sais plus trop ce que je veux ou pas. Depuis la rentrée, mon mental s'était amélioré, j'étais sereine, je ne pensais presque plus à Makokou. Je ne faisais plus de cauchemar la nuit et ne rêvais plus de vengeance non plus et depuis hier, cette nuit et toute la journée, je suis de nouveau hantée par ces souvenirs !

— Tu vois, j'ai raison ! Tu payes l'addition de ce retour dans le passé. Tu t'en rends compte toute seule. Si tu le revoyais maintenant, ce serait catastrophique ! Si tu veux, exceptionnellement parce que tu es la fille d'un ami, je peux contacter ton copain et lui expliquer... S'il t'aime, il saura t'attendre.

 

Troisième extrait : Cassandra passe des vacances au Canada avec son nouveau fiancé Peter

 

Le lendemain, elle se réveille en pleine forme, impatiente de rejoindre les chiens de traineaux et leur musher. Après une courte initiation à la conduite du traineau, la voilà en piste avec son propre attelage de six huskys. Quelle quiétude de glisser ainsi sur cette neige immaculée ! Un réel bonheur ! Une randonnée inoubliable qui se termine tôt, réveillon du Premier de l'An oblige…

En attendant de rejoindre les autres personnes du groupe, Cassandra et Peter se prélassent dans leur chambre. Ce moment de détente les entraîne tout naturellement à conjuguer le verbe aimer avec toujours plus de fantaisies…. Lorsqu'ils descendent à la salle à manger, les danseurs ont déjà investi la piste et l'apéritif est servi. Une serveuse s'approche d'eux pour leur proposer une boisson. Cassandra marque un temps d'arrêt en voyant cette femme devant elle. Deux longues nattes grisonnantes encadrent son visage. Sa peau mate et ses yeux sombres laissent à penser qu'elle est d'origine indienne. Durant toute la soirée, elle sert Cassandra en la fixant, sans mot dire. Au moment de servir le café, d'un geste maladroit, elle renverse la tasse sur la robe de Cassandra. Confuse, elle s'excuse et invite Cassandra à se rendre aux toilettes pour nettoyer cette auréole noirâtre. Toutes deux se retrouvent face à face devant le lavabo.

— S'cuzez ! Belle Madame, Ne soyez pas chagrin ! (Pardon, belle dame, ne soyez pas triste)

— Non, ce n'est rien, Pas de problème. Ce n'est pas grave, je vous assure !

— No ! Pantoute ! Pas pantoute ! Toi être dans le trouble. Il faut arrêter d'niaiser.

(Non, pas du tout ! Pas du tout ! Vous avez des problèmes. Il ne faut plus que vous tergiversiez)

Cassandra est loin d'avoir assimilé en cinq jours le langage québécois. Tout en retirant sa robe des mains de l'indienne, elle essaie de lui répondre en débitant quelques expressions apprises :

— Bienvenue ! Ya pas d'trouble ! Whatever ! Laisse faire !

(Y'a pas de quoi ! Pas de problème ! Peu importe ! Laisse tomber !)

L'indienne insiste :

— No ! Toi grosse tache dans le cœur. Grand chagrin ! Faut plus niaiser dans le puck ! (Ne plus tourner autour du pot)

— Niaiser dans le puck ? Sur quoi ? S'étonne Cassandra qui a déjà entendu cette phrase.

— No, pas quoi ! Qui ? Tsé ! Tsévédir... (Tu sais ! Tu voix ce que je veux dire…)

— Non, je ne comprends pas.

— Ton chum ne pas toffer. Tu n'es pas tombé en amour avec le bon gars. Cré moé, cré moé pô. C'est tout croche. T'as pas faite le bon choix !

(Ton homme ne va pas durer. Ce n'est pas la bonne personne. Crois-moi, que tu le veuilles ou non. Tout est de travers).

— Le bon choix ? Mais qu'en savez-vous ?

 

Extraits page 6

Le mot "problème" provoque chez Cassandra une soudaine inquiétude. Mais quelle idée a-t-elle eue de répondre à l’invitation de Jaro ? Sans la moindre hésitation, elle avait accepté cette opportunité de passer trois mois de vacances dans le Parc National de la Lopé au Gabon. Cela ne pouvait être que bénéfique à ses études de vétérinaire. Ce séjour, longuement muri et organisé par son père et sa mère qui la confiaient aux parents adoptifs de Jaro, n'était-il pas l'aboutissement de son rêve ? Le père de Cassandra avait toujours apprécié le dévouement et l’honnêteté de ce couple d’anciens collègues. Il les admirait d’avoir quitté une vie confortable en France pour s’installer dans la forêt gabonaise, vivre parmi les indigènes et les animaux. N’ayant pas eu d’enfant, ils avaient adopté un orphelin : Jaro.

Malgré les appréhensions ressenties lors de son arrivée, Cassandra reste convaincue d’avoir opté pour la bonne décision, trop chanceuse de vivre une telle aventure !

 

Extraits page 30

 

Cassandra réalise alors que sa chemise mouillée, devenue transparente, dévoile la pointe de ses seins. Elle baisse les yeux et tente de se mettre debout. D'un geste ferme, Jaro prend sa main et tout en l'aidant à se relever, il l'enlace. Attirés l'un vers l'autre, leurs lèvres s'unissent avec délicatesse. Elle ne ressent plus la fraîcheur de ses vêtements trempés mais une douce chaleur envahissant tout son corps. Ce premier baiser la bouleverse. Quelle merveilleuse sensation de rester blottie dans les bras de Jaro ! Si elle en avait la possibilité, elle aurait arrêté le temps…

 

 

 

 

Extraits de "Cassandra" ainsi qu'un bel avis publié sur FB
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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 17:37

Voici le lien à cliquer pour découvrir des extraits de mes nouveautés occitanes  http://www.autourdesauteurs.fr/category/dernieresparutions/

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 16:07
L'occitan-français enfin là !

L'occitan-français enfin là !

Dimanche 2 août à la cave de St Sardos Pour la Fête du Vin

À partir de 9 heures, je serai présente sous l'arbre à l'entrée de la cave. Première dédicace depuis le confinement. Je vous attends avec votre masque. Du gel sera à votre disposition pour regarder les livres. 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 21:13

Le dimanche 2 août, j'aurais l'occasion de présenter ces deux nouveaux contes en occitan-français lors de la fête du vin et du Patrimoine devant la cave de Saint-Sardos (82).

Un deuxième titre en occitan "Je m'appelle Pilou, M'apèli Piló"
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